Rencontre avec Bernard Taffignon de « Space Hair » !

Rencontre avec Bernard Taffignon de « Space Hair » !

Qui ne connaît pas au moins de nom « Space Hair », ce salon de coiffure à la déco futuriste qui est, depuis plus de vingt ans, un établissement emblématique du quartier gay de Paris ?  Pour ceux qui n’ont pas encore passé la porte du salon, Bernard Taffignon, l’un des deux patrons, vous en dit plus sur ce lieu où coiffure rime avec originalité et convivialité.

 

« Space Hair Paris » et toi, c’est une grande histoire d’amour…
Bernard Taffignon: Oui.  Je suis arrivé en 1991 à Paris et j’ai commencé à travailler ici en 1996. C’était un lieu tellement atypique que j’ai toujours été attiré par ce salon. J’y suis resté trois ans à l’époque de l’ancien patron, Thierry. Ensuite, j’ai fait mon petit parcours parisien. J’ai été coiffeur pour le cinéma, le théâtre, la TV.  C’est en 2006 que j’ai racheté le salon avec mon ex-associé. Ce dernier est malheureusement décédé et en 2014, Gérald Troise est devenu mon nouvel associé.

Comment expliques-tu que Space Hair soit devenu le coiffeur emblématique du Marais ? 
Bernard : Par son originalité, son look, l’ambiance, l’apéro aussi que l’on peut servir. Du coup, le salon a toujours fédéré des gens de tous les milieux. Quand j’ai commencé, on pouvait croiser des personnalités haute en couleurs et c’est encore le cas aujourd’hui. Les gens venaient du monde entier, pour voir le fameux salon Parisien  ! Mais même les stars restent naturelles, prises dans l’ambiance de fête qui règne au salon.

Quand j’ai commencé, on pouvait croiser des personnalités haute en couleurs et c’est encore le cas aujourd’hui

« Space Hair » a-t-il toujours eu ce côté futuriste ?
Bernard : Toujours ! Mais au départ, il avait plus un look de boîte de nuit…

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En fait c’était un peu dans l’idée : « venez-vous faire beau avant d’aller sortir … »
Bernard : 
Exactement,  boire un verre, écouter de la musique, et se faire couper les cheveux.  On a changé la déco trois fois mais toujours dans le même esprit et toujours dans les mêmes couleurs. Quand les gens parlent de Space Hair, ils disent « Ah mais c’est le salon violet ou celui avec la musique ! ». On a une vraie identité et c’est sûrement de là que vient  notre réussite.

C’est quoi justement la « patte » Space Hair ? 
Bernard : Un coiffeur atypique, qui sort de l’ordinaire, par son look par exemple. Si les gens montrent déjà à l’extérieur qu’ils ont une personnalité, c’est plutôt bon signe ! Ensuite, je laisse la créativité de chaque coiffeur s’exprimer. On les forme au départ sur les bases et après chacun fonctionne comme il le souhaite. Aujourd’hui, avec nos deux salons côte à côte, on est une équipe de 13 coiffeurs . On a lancé beaucoup de modes, comme celle des couleurs flashy. A l’époque, il n’y avait que chez nous qu’on pouvait faire ça.

On a une vraie identité et c’est sûrement de là que vient  notre réussite.

Ta clientèle est-elle exclusivement gay ?
Bernard :
 Non pas du tout. On a toujours eu une clientèle de quartier. Et aussi, avec les mutations du Marais, de plus en plus de touristes.

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Aujourd’hui les hommes, qu’ils soient homos ou hétéros, semblent beaucoup plus exigeants !
Bernard : Tout à fait. L’image est devenue tellement importante qu’on essaie un peu de garder sa jeunesse. On fait de plus en plus de couleurs pour les cheveux mais aussi pour la barbe. La barbe est devenue une grosse tendance qui n’est pas prête de s’arrêter. Aujourd’hui, on peut l’avoir de toutes les couleurs !

Comment faites-vous pour rester à la page ? 
Bernard : On fait des formations, on regarde ce qui se fait au niveau international, parce que les tendances viennent souvent de l’étranger , en Angleterre notamment ou aux Etats-Unis. Et puis avec twitter, instagram etc, l’image et les nouvelles tendances circulent très vite ! Maintenant, les clients viennent avec leur photo et disent :  « je veux ça ! ». En ce moment, on fait moins de coupes courtes. Avoir de la longueur de cheveux revient à la mode !

La barbe est devenue une grosse tendance qui n’est pas prête de s’arrêter. Aujourd’hui, on peut l’avoir de toutes les couleurs !

Tu as parfois des demandes incongrues ?
Bernard : 
Ce qui me revient régulièrement c’est ce que j’appelle la « tête de perroquet », avec plein de couleurs sur les cheveux. C’est assez incroyable d’ailleurs comme résultat ! Je ne sais pas si c’est dû au pessimisme de l’époque… Les  gens ont envie de choses un peu plus folle, de se lâcher… Surtout que ce sont des coiffures qui ne vont durer qu’un temps : 15 jours, un mois… Ils ont des envies temporaires de changer !

Que pourrais-tu nous dire sur l’intimité qui se crée entre le coiffeur et le client ?
Bernard :
 Il n’y a pas beaucoup de métiers où l’on peut toucher les gens. Et un coiffeur touche personnellement. On touche à la beauté de la personne. On n’a pas le droit de rater quelqu’un. La coupe, c’est tout le standing de la personne. On reçoit aussi beaucoup de confidences. Les gens se lâchent. Ils viennent parfois pour une heure ou deux et ils ont du temps pour parler !

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Des projets pour les mois à venir ?
Bernard : 
Nous avons deux gros projets. D’abord l’ouverture d’un salon rive droite pour les Gays qui ne traversent pas la Seine (rires) ! Et puis aussi d’un salon gay à Barcelone, ce qui nous permettra de suivre  nos clients, même en vacances !  L’identité gay, c’est très important pour moi. Je trouve qu’on ne se soutient pas assez dans le milieu gay. Regardez, j’entends tellement de choses souvent fausses sur Space Hair…

On m’a sollicité aussi pour acheter le salon, mais je n’ai pas envie de partir. J’aime trop mon quartier !

A côté des bars, il y a beaucoup de salons de coiffure gay qui ont fermé dans le Marais. Vous êtes un peu des survivants.
Bernard : Oui, on est toujours là, ce qui signifie que les choses ne se passent pas si mal malgré tout (rires). Le milieu gay évolue. Il s’étend dans Paris alors qu’avant il se concentrait dans le centre, comme un « village ». Les grandes marques achètent de plus en plus d’établissements LGBT du Marais. On m’a sollicité aussi, mais je n’ai pas envie de partir, j’aime trop mon quartier !

Autre chose à ajouter ?
Bernard : Venez découvrir et vous rendre compte par vous-même. Oubliez les préjugés que vous pourriez avoir.  Vous ne ressortirez pas nécessairement avec les cheveux roses (rires).  Nous proposons plusieurs formules à des prix tout à fait accessibles. On fait même des réductions le matin : -15% de 10h à 13h et -15% aussi toute la journée en semaine pour les étudiants. Concernant les horaires, nous sommes ouverts de 10h à 22h tous les jours, ce qui vous laisse beaucoup de possibilités pour venir nous voir !

« Space Hair Paris »
8-10, rue Rambuteau 75003 Paris

space-hair-paris-marais.com
Instagram : space hair paris
Twitter : @SpaceHairParis
Mail : 
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser." style="margin: 0px; padding: 0px; color: #ed0f69;">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Horaires :
Lundi 11h a 22h
Mardi au Vendredi 10h 22h
Samedi 10h a 21h
-15% de 10h a 13h

 

La vidéo démente de la troupe de « Kinky Boots » pour les droits des trans !

La vidéo démente de la troupe de « Kinky Boots » pour les droits des trans !

On savait Harvey Fierstein et Cindy Lauper très engagés pour les droits des LGBT ! Ils le prouvent une nouvelle fois avec ce clip génial réalisé avec la troupe de « Kinky Boots », leur comédie musicale qui fait un carton à Broadway et à Londres.

Intitulée « Just Pee », cette « pause-pipi » a été filmée en réaction à la loi qui vient de passer en Etat de Caroline du Nord interdisant aux personnes trans de se rendre dans des toilettes ou vestiaires qui ne correspondent pas au sexe marqué sur leur carte d’identité. « Fais pipi là où tu as envie. Je suis moi, je n’ai pas besoin d’une carte d’identité pour me dire qui je suis et où je dois faire pipi » scandent les membres de Kinky Boots entre deux chorégraphies. Bravo pour cette très belle initiative !

Regardez :

Adapté d’un film sorti sur les écrans en 2005, la comédie musicale Kinky Boots raconte l’histoire vraie de Charlie Price qui, après avoir hérité de l’usine de chaussures de son père alors sur le déclun, fait fortune en devenant un spécialiste de bottes pour drag queens !

 

Découvrez « Le Parcours », le film officiel de la Marche des Fiertés de Paris

Découvrez « Le Parcours », le film officiel de la Marche des Fiertés de Paris

 

L’inter LGBT a révélé hier « Le Parcours », un court-métrage réalisé par Ben Briand en collaboration avec l’agence TBWA\Paris, présenté comme le film officiel de la prochaine Marche des Fiertés de Paris qui aura lieu le 02 juillet.

Tourné en caméra subjective, « Le Parcours » nous place dans la peau d’une personne dont l’identité n’est jamais révélée (homme ? femme ? lesbienne ? gay ? bisexuel-le-s ? trans ? racisé-e-s ?) et que nous suivons dans les différentes étapes importantes de sa vie, là où la stigmatisation et la discrimination peuvent faire leur apparition.

Ce que révèle ce film, au-delà de la dureté des épreuves rencontrées, c’est la force de caractère et la détermination dont font preuve au cours de leur
existence les lesbiennes, les gays, les bisexuel-le-s et les personnes trans. Car oui, il faut de l’énergie, de la patience et du courage pour se lever chaque matin et continuer à avancer face aux préjugés et aux violences, notamment lorsqu’on peut être victime de multi-discriminations, parce qu’on est, par exemple, une femme lesbienne noire ou un gay handicapé.

Mais nous sommes des combattant-e-s, nous sommes des millions, et rien ne nous arrêtera. C’est le sens de notre logo et des marches qui nous réunissent chaque année. Plus que jamais, nous en sommes fières/iers.

peut-on lire dans le communiqué de l’Inter LGBT.

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Boomer Banks : Il quitte Falcon pour CockyBoys !

Boomer Banks : Il quitte Falcon pour CockyBoys !

Boomer « 25,4 cm » Banks quitte Falcon Studios Group pour CockyBoys ! La nouvelle en a surpris plus d’un et certaines voix se manifestent déjà pour dire que la super porn star ne correspond pas à l’image du label new-yorkais. Sûr de son choix, Jake Jaxson, le grand patron de CockyBoys, répond :

Je sais que je l’ai dit plus d’une fois, mais c’est bien de le répéter aujourd’hui. CockyBoys est plus un état d’esprit qu’un type d’homme. Nous célébrons la personnalité, l’énergie et la façon d’être, et personne d’autre ne reflète davantage cela que Boomer Banks. Pour beaucoup, la réputation de ses 25,4 cm le précède, mais ce que j’ai toujours aimé chez Boomer c’est son esprit créatif unique, son optimisme, son ambition, sa fierté et sa façon d’aller de l’avant. Il y a quelques temps, j’ai approché Boomer pour qu’il dessine certains des costumes d’ « All Saints » (la suite du multiawardisé « Answered Prayers »-NDLR). Mais j’ai fini par lui écrire un rôle délicieux.
Comme nombreux de ses fans font aussi partie de la communauté CockyBoys, j’ai pensé que cela vaudrait la peine de lui lancer l’idée. Il fut sincère et plein d’élégance en me disant qu’il voulait rester chez Falcon/Raging Stallion et demeurer loyal envers l’équipe qui l’a aidé à le construire. Et disons le, je l’en admire que plus à cause de cela.
Jake Jaxson

 

Malgré des hésitations, Boomer Banks a donc accepté l’offre de devenir un exclusif de CockyBoys. Voici quelques-unes de ses premières photos signées de son nouveau label…

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